Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

09/03/2010

V/F-2

Vrai ou Faux ?


Les rails de chemin de fer s'usent plus à droite qu'à gauche
FAUX malgré les assertions des tenants de la « force de Coriolis ».

Explications

Essieu L'essieu ferroviaire est rigide par nature, (1) il n'y a pas de différentiel. Pour limiter le glissement des roues dans les courbes, dû à la différence de parcours entre la file de rails extérieurs et la file de rails intérieurs, les roues de chemin de fer sont tronconiques et les rails sont inclinés vers l'intérieur (de 1/20e sur ligne classique et LGV). (2)
La table de roulement des roues est de forme conique avec un raccord concave vers le boudin. C'est la forme de la roue qui permet à l'essieu ferroviaire monobloc, par différence des rayons de roulement droite-gauche, de s'auto-centrer dans la voie lorsqu'il se déporte latéralement, sans action d'organes extérieurs. Cet asservissement mécanique lui permet de prendre les courbes larges sans user son boudin, ni le rail
Dans les courbes, la force centrifuge (et/ou la tendance à avancer en ligne droite) tend à déplacer l'essieu vers l'extérieur de la courbe, ce qui a pour effet de placer la roue extérieure en contact avec le rail sur sa plus grande circonférence, tandis que la roue intérieure se trouve en contact sur sa plus petite circonférence. De la différence des circonférences de roulement résulte une différence des vitesses linéaires. La roue extérieure au virage avance plus vite que la roue intérieure.
Cette adaptation assure un centrage naturel de l'essieu sur la voie. Sauf dans les courbes de petit rayon, et à faible vitesse le boudin de la roue ne touche jamais le rail. (3)
Certains esprits forts, ignorant totalement tous ces détails, nous expliquent, formules à l’appui, pourquoi les rails s’usent plus à droite qu’à gauche, sans toutefois avoir constaté une telle usure, et pour cause ! Vouloir fourrer du Coriolis à tout ce qui se déplace conduit à des raisonnements absurdes, où le ridicule est au niveau de l’incompétence.

Notes
(1) Documentation Wikipédia, et connaissances personnelles

(2)
Biseau 1/20e correspond à 2° 51'.
Pour un charpentier, faire un biseau sur une traverse, incliné de 2° 51' n'est pas impossible, mais presque. Alors on demande au charpentier de tracer deux traits espacés de 20 cm, puis l'un d'eux reçoit un trait de scie de 1 cm de profondeur. Il ne reste plus qu'à enlever le bois superflu.

(3) Lorsque le boudin de la roue frotte contre le rail, il se produit un grincement caractéristique, que l’on peut entendre à proximité des grandes gares, où de nombreuses courbes et dérivations obligent certains convois à serpenter, à vitesse réduite


La force du vent est proportionnelle au cube de la vitesse
FAUX

Moulin à Vent La force (F) du vent (V) s’exerce sur une surface. Elle est donc proportionnelle au carré de la vitesse du vent. (F = V2)
La puissance (P) est le produit de la force par le déplacement de la surface (Vs). P = V2 x Vs
Pour une voiture, ou une aile d'avion, la vitesse du vent est égale à celle du déplacement. (V = Vs)
On peut alors écrire P = V2 x V, soit P = V3
Dans une éolienne, la force (F) du vent est à multiplier par la vitesse de déplacement des pales de l’hélice (Vp) qui tourne généralement à 0.3 t/s. (F = V2 x Vp)
(Cette vitesse n’est pas constante le long de la pale, faible au centre, grande à l’extrémité, d’où la difficulté des calculs). Confondre cette vitesse avec celle du vent est une erreur grave.

 


L’eau des océans a été apportée depuis l’espace
VRAI

Météorite Les « chercheurs » commencent à comprendre que des éléments de la Terre proviennent de l’espace.
Récemment, un « savant » est venu raconter que l’eau des océans était venue de l’Espace ! La belle affaire. ! Nul besoin de faire des recherches pour trouver ça. Un peu de réflexion suffit. En effet, puisque aucun corps simple ne peut se créer naturellement sur Terre, TOUS ceux qui existent proviennent de l’Espace. L’oxygène en fait partie. Il a été amené sur Terre par des météorites sous forme solide à une température inférieure à -183°, (température courante dans les espaces interplanétaires). Arrivé dans l’atmosphère d’hydrogène qui entourait la Terre à l’origine, cette « glace » a rapidement fondu, les deux gaz se sont mélangés. La première étincelle (éclair ou lave de volcan) a transformé en eau ce mélange implosif.
Il est certain que des météorites contenant de l’oxygène continuent d’arriver à notre insu (peu visibles, de nuit, rapidement fondues), apportant cet oxygène qui nous permet de respirer, mais après le passage dans l’atmosphère, et l’échauffement qui en résulte, tous les gaz se sont évaporés, ce qui fait qu’on ne peut pas trouver de météorite composée (ou contenant) de l’oxygène.
Ce n’est pas une preuve de non-existence.


Les montagnes ont toujours existé
FAUX

Lac de montagne Avant l’apparition de la Lune, la Terre était une sphère recouverte d’une couche d’eau uniforme. Aucun continent n’émergeait.
Puis vint l’astéroïde qui créa la Lune, laissant une énorme et profonde cicatrice., ainsi que des empilements de débris, le premier « continent ».
Le retour à la sphère initiale (et idéale) est en cours. Les continents « tombent » dans le trou (situé au large du Japon). Mais cette migration provoque des heurts et des chevauchements entre les plaques. C’est l’origine des montagnes, qui sont elles-mêmes réduites par l’érosion. Si le combat entre érection et érosion est en faveur de l’érection, alors la montagne existe. (Dans la chaîne de l’Himalaya, l’érection est beaucoup plus importante que l’érosion. L’altitude des sommets en est la preuve)
Dans le cas contraire, la montagne voit ses sommets s’arrondir et diminuer en altitude (Vosges, Massif Armoricain), voire disparaître complètement.


Les glacier fondent, donc la terre se réchauffe
VRAI et FAUX

C’est une évidence. S’il y a moins de glace, c’est qu’il fait plus chaud. Mais attribuer cette chaleur à l’activité humaine, c’est FAUX.

Briançon
En effet, à l’époque des grandes glaciations (Kuntz, Mendel, Riss, Würm) et surtout pendant les périodes interglaciaires, il n’y avait personne qui roulait en voiture, ou qui se chauffait au fuel, Les grands glaciers qui couvraient pratiquement toute l’Europe et l’Amérique du Nord, ont disparu AVANT l’apparition des êtres humains.
Ci-contre, une vue de Briançon (05 100), dont la vieille ville est bâtie sur la moraine frontale d'un ancien glacier, disparu bien avant qu'un être humain batisse sa première maison.